Le projet se définit comme l’étude, dans une nouvelle perspective comparative, des documents arabes légaux, qu’ils soient publiés ou inédits. Ces documents, témoins directs de la pratique légale, garantissaient en effet les droits subjectifs des personnes au profit desquelles ils étaient rédigés.
La plupart des travaux sur la pratique juridique en islam ont concerné les sources littéraires (manuels notariés, responsae, traités juridiques), et on a négligé les documents juridiques pour deux raisons essentielles : ils sont difficiles à déchiffrer avec leurs écritures manuscrites cursives et l’utilisation de termes techniques, et d’autre part les collections existantes sont dispersées en divers lieux, autant d’obstacles à surmonter pour aboutir à une étude synthétique. Ce projet, au contraire, se place dans une nouvelle perspective historique, grâce à une base de données innovante, en « texte intégral » (CALD), qui permet d’analyser les documents au travers des termes comme des séquences de mots.